samedi 30 octobre 2010

Les fiévres parisiennes

Bonjour au Monde !

C’est le week-end, je vous vois déjà arriver avec vos grands sabots !
Il est à Paris et ça y est... c’est la bamboula !

Resto chez Maxim’s, petit shopping sur les Champs Elysée et c’est parti pour les folles nuits enfiévrées de Paris !


Le Moulin rouge, le Crazy Horse et pourquoi pas une virée à Pigalle ?



Et bien non ! Papa m’a abandonné pour la fièvre de l’or, le pauvre, il faut qu’il remplisse les caisses pour payer les factures !


Mon Fred, après un « au revoir mon Titou » est parti également pour assouvir, fébrile,
sa soif d’apprendre !

Et moi... et bien moi... j’ai toujours la fièvre et celle-là je m’en passerais bien un peu !



On cherche... on fait des analyses, des radios…
On trouve rien pour l’instant rien... si ce n’est quelques pistes…
Il faut attendre un peu, le moral reste bon !

Ma cicatrice est propre et belle,
c’est le plus important.

Je mange bien, j’ai intérêt car mon Cerbère de maman monte la garde !

 
Bon week-end à tous, à lundi pour la suite des événements.

Bises à tous

Votre JB

jeudi 28 octobre 2010

La Grande Bouffe

Salut à tous ceux qui sont dehors et qui manifestement s’intéressent à moi !



Depuis mon retour sur terre, j’ai tendance à mettre la « charrue avant les bœufs » !





Ma réadaptation reste assez bonne, une cicatrice qui semble vouloir cicatriser proprement, des images de mes petits poumons et des analyses qui s’améliorent, mais je yoyote toujours avec la température !

Par contre... déjà que mon tuyau d’air me "pompait l'air" - si je puis dire - Niarc niac niarc..., alors imaginez celui qu’ils m’avaient collé en plus dans le pif pour me faire manger ! J’ai tout viré hier matin de bonne heure ! Et hop, j'ai des narines comme des autoroutes... mais dégagées !

Les blouses blanches étaient pas contentes, il parait que je suis un agité !


Depuis ils ont décidé de m’alimenter en direct, c’est la grande bouffe !


 Au début ils y sont allés « soft », maintenant ils ont tendance à me prendre pour Gargantua, surtout maman et papa ! Par contre, c’est pas un festin , on est plutôt sur ... purée, compote et petit suisse !
Mais bon... on fait avec...

Après grosse sieste et on attend demain !



Biz à tous

Votre JB

mardi 26 octobre 2010

TERRE !

TERRE ! TERRE ! TERRE !


Quelle est cette vigie qui gueule comme ça à s’en faire péter les poumons ?

C’est pas moi... je garde l’essentiel de l’air dans mes petits « soufflets » pour son rôle principal, respirer !

Et oui ! ça tremble dans la carlingue, des nuages bleus et roses à travers les hublots...

Et oui ! ça tousse, crache, siffle, sonne… autour de moi, des ombres blanches passent et repassent,  des tuyaux à la main, les bip-bips des instrument de contrôle raisonnent…





Puis c’est le calme…

J’ouvre un œil..  l’autre est encore un peu gonflé (j’ai l’impression d’avoir tenu trois rounds contre Mohamed Ali !

Une voix :
« JB… mon Jean-Ba… tu me reconnais ? qui c’est ? »  
et moi de répondre
« maman »
et la voix insiste
« mais non, c’est pas maman !»
et moi rien que pour emmerder mon paternel inquiet
« mamie T ! »
Je ricane de l’entendre maugréer à l’infirmière
« ou il est encore chouté, ou il se fout de ma gueule ! ».
Il a raison sur les deux points, mais c’est quand même la deuxième hypothèse qui l’emporte !

Eh oui, me voici de retour, atterrissage presque parfait, je suis vraiment le meilleur !
Reste à récupérer et à se réhabituer à notre vieille terre avant d’attaquer le programme de rééducation…
Je suis crevé là, je vais juste vous remercier à tous de vos pensées positives qui nous ont énormément aidées, moi et mon équipage, pendant cette traversée !
Puis, je voudrez offrir cette journée spéciale !  

Oui Marraine, elle est pour toi cette journée !


Mes « petits et grands mieux », je te les offre, aujourd’hui à toi toute seule, comme autant de cadeaux que j’aurais voulu te faire, autour d’un beau gâteau couronné de bougies.






Je sors juste de ma capsule, encore un peu groggy, dans mes rêves aujourd’hui... c’est  toi qui tient le rôle principal (et pas Séverine !).


J’ai envie de plagier un autre grand JB pour te dire :

" J’aurais aimé... marraine
   T'écrire une chanson                                
   Sur cette mélodie...                                                                                     
   Rêvassée dans mon lit
   J’aurais aimé ... marraine...  "

 
Mais... je ne suis pas Brel !
Et je dis simplement je trinque à ta santé, je suis là... juste à côté,
je t’aime…




"Avant que Noël soit là...
et que vienne le temps où s’allument
mes dix huit bougies...

nous serons tous ensemble pour fêter mon retour !" (presque JB, l'autre !)

En attendant, nous sommes tous autour de toi, trinquons, buvons, soufflons…
et Bon Anniversaire Marraine.

                                              
Bisous à toi tout spécial et à tout mon fan club...

Votre JB

lundi 25 octobre 2010

"Le pied dans la tête"

Hop, Hop, Hop…On est en train de me préparer à quitter mon cocon !


Je m’y suis habitué moi, à ma grosse sieste, pendant laquelle j’ai juste à tirer sur le narguilé pour être bien !

Eh bien... il semble que les techniciens veuillent me ramener sur terre à brève échéance.

L’atterrissage risque d’être un peu dur, on me « sucre » mes « doses » pour que mes petits poumons puissent reprendre leur autonomie, je pense que les jours à venir ne vont pas être des plus « tranquilles » ! On verra !

On va y arriver, l’important pour moi... c’est qu’on arrive à empêcher une « enfoirée » de bactérie à sauter le barrage des antibios.

L’équipe autour de moi veille au grain. Normalement, je traverse la stratosphère demain, si tout va bien !

Il est temps pour vous de reprendre vos incantations, secouer vos grigris ou croiser vos doigts de pieds !

A propos de pieds, aujourd’hui... j’ai un pied dans la tête et toute la famille aussi ! Pourquoi ?

Parce que mon Aurélie est  comme moi, sur son lit de souffrance pour une énième intervention sur ses hallux valgus.

Je suis sûr que c’est la bonne, cousine ! et si elle tire un peu la langue aujourd’hui... c’est à la malchance qu’elle la tire !
On t’embrasse la « p’tit,tit, fiote » à papa.



Bon, mon photographe fait un peu grève, pour sa future... improbable... retraite, aussi ! je vous propose - pour patienter - de continuer à faire du contemplatif, en ne vous lassant pas d’admirer une de mes œuvres réalisée sous la houlette de Dominique à l’IMPRO.


Et... c'est moi tout seul ! comme un grand.

Grosses bises à tous. Demain est un autre jour...

Votre JB

samedi 23 octobre 2010

La grande "cuisine"

Bonjour la terre,

Toujours en orbite sur Morphin’Station, le retour est un peu plus difficile que prévu, quelques incidents techniques retardent mon arrivée sur le plancher des vaches !

Toujours un encombrement  des bronches, qui m’empêche d’enlever mon «casque » pour me gaver de CO2 ! La température est descendue et la tension maîtrisée.

Les analyses sont acceptables avec toutes les saloperies qu’ils me balancent dans les veines, ce serait étonnant autrement ! Ici c’est la grande cuisine, un flacon de cela, une ampoule de ceci, une giclée d’antibiotique, trois bonnes mesures de… j’en passe et des meilleures... quand je vais redescendre, je vais leur montrer ce qu’est un Chef, un vrai !


Bon... sinon j’ai une petite fuite  de LCR, au niveau de ma cicatrice qu’il faut colmater, un peu emmerdant, mais on fait le nécessaire pour que d’ici quelques jours cela soit terminé.

Par contre les techniques pour faire la « réparation » passent du High-tech












aux méthodes employées pendant l’inquisition !




 C’est un peu hard, surtout pour l’entourage, parce que moi, je reste dans mon petit paradis artificiel !

Bon en plus vous l’avez compris, je ne manque pas de courage et même comme mon copain le chien... de courage extrême !





Et puis, moi, je suis un Pacha, un Grand, tout le monde est à mes petits soins et demain mon Fred va arriver pour secouer l’éventail au-dessus de moi, mon nouvel esclave !


Eh..., regardez ce que mon pote Pedro, des soins intensifs, a fait pour moi !



Ici, on a tous des « grosses misères », mais on est tous solidaires et on avance avec le même courage.

A bientôt la « Terre entière », soyez fort et bon week-end !

Bises

JB

jeudi 21 octobre 2010

SISYPHE

Bonjour la terre !

Toujours sur Morphin’Station, sauf que j’ai quitté mon véhicule orbital de Trousseau pour rejoindre le Sas d’atterrissage de Poincaré.

C’est une navette du SAMU « Spoutnik Aménagé pour Mutation dans l’Univers » qui a assuré le transfert.








 Papa m’a raconté, c’est impressionnant, ces techniciens, qui … dans leur jargon médical, se passent les pouvoirs pour vous arracher de votre « cocon » et vous balancer en douceur dans une coquille sur roue, avec un tas de matériel qui fait « bip » autour de vous ! et qui vous amènent, toutes sirènes hurlantes…  - moi qui adore ça, j’ai rien entendu, perdu dans mon sommeil artificiel ! -  vers votre nouvelle cabine !
Enfin, opération réussie, j’ai retrouvé Garches et des visages connus (même, si je ne les reconnais pas beaucoup !)
Là commence ma nouvelle épreuve… la préparation pour m’habituer à respirer à nouveau notre bon air terrien, bien chargé en CO2 !
Cela risque d’être un peu long les copains, quelques jours, tout dépend de mes bons chiffres sur mes écrans de contrôle !

Ici dans ce Sas, nous sommes tous un peu des « SISYPHE », défiant les Dieux et roulant notre rocher à flan de montagne, pour le voir redescendre souvent avant d’avoir atteint le sommet !
Mais moi, mon rocher, je vais le monter jusqu’en haut, croyez-moi, et sculpter dedans, une statue à la gloire d’Hippocrate ! En plus… SISYPHE était le fils d’Eole, papa connaît les vents, ceux qui font tourner les machines dans le bon sens !

En attendant, quelques turbulences sont prévisibles, température un peu trop haute, voies respiratoires un peu encombrées, difficultés à retrouver un discours et un comportement cohérent, après tous ces jours à tirer sur la chicha… !
Mais, ici ils font le nécessaire pour qu’un retour à la normale soit rapide.
Voilà les news, quelques photos que j’avais pas eu le temps de vous envoyer avant mon « décollage », les amis venus en force des Pays bas, mon départ au bloc (déjà très calme et très angoissé!) et là-bas au bout du couloir, l’antre de Raphaël et son équipe.





Et puis un grand merci à mes copains de l’IMPRO et aux éducateurs pour leur courrier, les dessins de Sofiane et Nicolas sont sur le mur de ma chambre.
Merci Géraldine pour tes petits messages et pour garder ma place dans le bus, je t’aime !

Merci à tous pour tout et d’être si près de moi.
Bises à tous mes éléphants roses aussi !

Votre JB

mardi 19 octobre 2010

Ici Morphin'Station !!!

Bonjour la Terre,

Ici, Jean-Ba qui vous parle de Morphin’Station ! Comment ça va les humains ? C’est bizarre, j’en vois qui sont roses et d’autres bleus ! Ce doit être la surpression de mon respirateur intégré qui fait cela !

Désolé, mais après mon décollage pour aller redresser mon rachi , des interférences ont coupé ma liaison radio avec vous pendant plusieurs heures.
Pas d’affolement, c'est normal, nous avons réussi à mettre en place une liaison en utilisant le réseau de communication de mes deux copilotes préférés ! maman et papa.
Regardez les photos, juste avant le départ, ils font les « marioles », mais moi je peux vous dire qu’ils n’en mènent pas large !




Le commandant Raphaël a fait un sacré boulot, plus de sept heures à tenir la barre, opération faite en une seule fois et pour l’instant pas de problème. Je suis aussi droit que le jour de ma naissance ! (peut-être même plus !).

Dans le cockpit, nous avons embarqué deux techniciens Séverine (Euh..., encore une, j’en sors plus !!!) et Sébastien (un gabarit de rugbyman et en plus il vient de la galaxie où j’habite, Montpellier, vous verriez l’accent, les chefs de service ont un traducteur simultané pour bosser avec lui !). Ils sont top tous les deux, je sais pas comment ils font pour pas se perdre dans toutes les manettes et instruments de bord qu’ils ont à gérer !

Le vol va être un peu long et je l’espère pas trop tumultueux, pour l’instant la température est bonne, les gaz (du sang) se maintiennent, je bouge mes membres et j’arrive à entrevoir mes copilotes par mes petits hublots.

Pour éviter les turbulences, je vais rester en semi léthargie jusqu'à ma prochaine station à Raymond Poincaré, où les équipes techniques me ramèneront sur le plancher des vaches !

J’espère que le retour sur Garches se fera avec une navette de liaison pilotée par mon copain antillais de l’aller, « Thierry, « pani problem », je garde ton bracelet de Guadeloupe, je suis sûr qu’il me porte bonheur ! ».
Bons petits hommes sur Terre que j’aime, je vous embrasse et rends la ligne, je reviendrai dans quelques temps pour vous « narrer » (comme ils disent chez les intellos) la suite du voyage !

Soyez forts !

JB « The number one »